Résidence absolue

Mise en page 1Auteure
Sabine Macher
Collection « présent (im)parfait »
Récit / prose poétique
80 pages, 12 x 15 cm, dos carré cousu collé
Parution : mars 2011
ISBN : 978-2-917751-15-2 / 13 euros
Publié avec le soutien de la Maison de la poésie de Rennes et de la région Bretagne
Présentation du livre
« Notatrice, [Sabine Macher] note, c’est-à-dire observe et remarque, et note, c’est-à-dire consigne, met en écrits ce qui est remarquable. La notation concernant une partie du réel environnant, l’alentour, l’immédiat, Sabine Macher visualise depuis les gestes qui démarrent de son corps ou depuis ce qui évolue dans le même espace comme nouvel entrant dans une même chorégraphie très ordinaire, quand bien même cela a la taille d’une fourmi ou l’apparente immobilité d’un bananier d’appartement. »
Pour présenter Résidence absolue de Sabine Macher, inutile de paraphraser ces quelques lignes que Jean-Pascal Dubost lui a consacrées. Simplement de préciser qu’il s’agit là d’un texte écrit dans le cadre d’une résidence à la Maison de la poésie de Rennes en mai-juin 2009 où précisément l’auteur a voulu, en toute liberté, se sentir « assignée à résidence », assignée à écrire, à consigner.
Dans cette maison-résidence, les objets s’animent, deviennent sujets, dans une panoplie d’ambiguïté de la langue. Ceux qui tiennent le récit sont un « Il » et un « Elle », tandis que l’écriture se personnifie au fil des pages sous la forme d’un simple pronom « moi » et occupe de plus en plus une posture d’objet consentant (« elle me lève tard », « il lit le soir ne pouvant m’endormir »). Sabine Macher établit ainsi une sorte de neutre de l’écriture, nous obligeant à entendre les conditions même de cette écriture : l’écrivain n’est plus que trace, que survivance, quand l’écrit survient.



« … ces déhanchements, des phrases sans majuscules, un défilé de vrais patronymes de poètes plus ou moins connus […], un certain rapport à l’air ambiant ou rasant et d’autres délicieuses maladresses donnent à son écriture le même charme que son accent germanique. »

Pierre Le Pillouër, Sitaudis.fr, octobre 2011

« Comme l’Alice égarée mais fascinée : un tel texte initie au plaisir de se perdre.  […] L’auteur(e) a pris le parti d’explorer, ce semble, cet entre-deux labyrinthique situé entre réel et imaginaire ; la langue fore dans le premier pour qu’en surgisse le second, à moins que ce ne soit la langue, et elle seule, puissante en création d’illusions, qui, au final, devient le seul réel imaginable. »

Jean-Pascal Dubost, Poezibao, avril 2011

« Elle écrit avec ce qu’elle a sous la main et dans le corps, les attributs de l’imaginaire, je, tu, et surtout il et elle. […] Comme il est elle, et elle il, ils ont beaucoup de choses à se dire, le pluriel est toujours masculin. Le cœur rose dans la salle de bains et les poètes qui dormirent dans le lit où Sabine dort avant de se faire enlever elle aussi. […] Enlevée à la question sans réponse : “Elle ne peut être poète et femme de ménage de la maison de la poésie dans le même temps ?” »

Claudine Galea, CCP – Cahier critique de poésie, mars 2012

 


Lectures
• Des extraits du texte sont à lire et à écouter dans l’anthologie Gare maritime 2013 de la Maison de la poésie de Nantes.


Danse de la fourmi et lecture d’extraits de Résidence absolue : Sabine Macher
à la ménagerie du Jardin des plantes, en mai 2011.