corp/us

Collection dirigée par Sika Fakambi
corp/us prend corps en voix ; s’écrit en plis de paroles se déployant, incarnées, sonores ; existe dans ces gestes de langue s’accomplissant entre les langues, au vif du dire.
corp/us rêve une sphère déboussolée où se dessinerait une nouvelle cartographie de l’être – déplacé – au monde.
corp/us, c’est une collection de coffrets contenant un poème-affiche et un cd déployant en voix ce poème dans sa version originale, dans sa version française et dans l’écrin d’une création sonore mêlant ces voix les unes aux autres, accompagnés d’un livret reprenant la version originale et la version française ainsi que des éléments bio-bibliographiques concernant l’auteur.
C’est aussi des livres, pour garder dans toute leur ampleur la parole de leurs auteurs.
corp/us, c’est, pour la première série, cinq poèmes dessinant une cartographie panafricaine (du Mozambique au Ghana en passant par la Barbade), cinq poèmes inédits en français, l’un traduit du portugais et les quatre autres de l’anglais. Et le premier recueil, jusqu’ici également inédit en français, de Warsan Shire.
La prière de mon père de Kofi Awoonor, traduit par Sika Fakambi
• Negus de Kamau Brathwaite, traduit par Sika Fakambi
• La moitié d’un citron vert de Nii Ayikwei Parkes, traduit par Sika Fakambi
• Notre voix de Noémia de Sousa, traduit par Elisabeth Monteiro Rodrigues
• Blood money (remix) de Maud SulterLe prix du sang (remix) traduit par Sika Fakambi, Blutgeld (remix) traduit par Anna-Lisa Dieter
et le premier livre de Warsan Shire, jeune poète somalie et britannique :
Où j’apprends à ma mère à donner naissance, traduit par Sika Fakambi


À écouter :
L’émission d’Yvan Amar, La danse des mots, « Corpus prend corps en voix », diffusée le vendredi 24 mars 2017 sur RFI, à l’occasion du Salon du livre, avec Sika Fakambi, Elisabeth Monteiro Rodrigues et Nii  Ayikwei Parkes.

« Ces coffrets sont d’une grande beauté de facture, très sobre. L’affiche est une déclinaison tout à fait bienvenue pour le poème, comme l’a démontré la célèbre collection de l’éditeur le Bleu du ciel. 

Tout à fait remarquable aussi la mise en ondes sonores du texte. Il est donné dans sa version originale, puis dans sa traduction et enfin en lecture croisée avec la superposition des deux, voire des trois versions. Les plans sont parfaitement dosés et on se dit qu’on tient là une manière de “dire la poésie” (on sait comme c’est difficile, voire problématique) très convaincante. 
Il faut espérer que cette collection se déploie largement, avec d’autres langues (pays nordiques, pays de l’Est, etc.). Et qu’elle rencontre l’accueil qu’elle mérite. »
Florence Trocmé, Poezibao, 2 avril 2017