Exposition Ceija Stojka à Marseille

_2_cs_site-2-6e859La Compagnie Lanicolacheur
et La Maison rouge
présentent la première exposition monographique de Ceija Stojka (1933-2013), « Ceija Stojka , une artiste rom dans le siècle » :

 À la Friche La Belle de mai, Marseille 
Galerie de la Salle des Machines
du 11 mars au 16 avril 2017 
Vernissage le vendredi 10 mars 2017 de 18 h à 22 h

À la Maison rouge, Paris
du 23 février au 20 mai 2018 
Vernissage le jeudi 22 février 2018

Lecture théâtrale
Friche la Belle de Mai / Studio de Marseille objectif Danse

Je rêve que je vis ? libérée de Bergen Belsen
de Ceija Stojka (traduit par Sabine Macher, éditions isabelle sauvage)
Vendredi 31 mars 2017 à 18 h 45 et samedi 1er avril 2017 à 19 h, suivie de la projection de Ceija Stojka, portrait d’une romni film de Karine Berger

Toutes les informations, ici

mag_208À lire également le bel article de Florence Aubenas sur Ceija Stojka dans M – Le Magazine du Monde, samedi 25 février 2017

Tom

raworth1Nous venons d’apprendre avec une grande tristesse le décès, le 8 février, de Tom Raworth dont nous avons publié une série de poèmes en novembre dernier (Intempéries). Nous nous permettons de reprendre le bel hommage que Jacques Roubaud lui rend sur Poezibao :
« J’ai toujours dans l’oreille les extraordinaires lectures de TOM. Il lisait d’une manière extrêmement rapide sans jamais buter sur un seul mot. Le passage d’un vers à un autre, à cause de cette rapidité était tel (et les poèmes étaient bâtis pour produire cet effet) que l’oreille avait à peine le temps de décider si ce qui venait après la tranchante coupure du vers, l’aller-à-la-ligne oral du vers, devait être entendu comme lié à ce qui était venu avant ou annonçait ce qui arrivait maintenant. C’était fascinant, éblouissant, presque hallucinant. 
 
Avant chaque lecture, TOM prenait un très long moment pour se concentrer. Il en sortait épuisé. Pour qui savait qu’il souffrait d’une maladie cardiaque grave (elle a fini par l’emporter), à la tension de la lecture s’ajoutait la crainte que sa performance ait une conséquence grave pour sa santé. Mais il ne renonçait pas à lire. La mise en voix de ses poèmes par lui-même était pour lui une composante essentielle de son art. »
Jacques Roubaud